Saturday, 29 December 2007

Munich/metro: tentative de meurtre

Deux jeunes gens accusés d'avoir roué de coups un retraité dans le métro de Munich ont été inculpés de tentative de meurtre. Jeudi soir, un retraité de 76 ans a été tabassé dans une station de métro, dans une scène d'une rare violence filmée par les caméras de surveillance qui ont permis de retrouver les suspects, tous les deux chômeurs.

Les deux auteurs présumés, un jeune Turc de 20 ans et un Grec âgé de 17 ans, sont en outre poursuivis pour coups et blessures graves, a indiqué un porte-parole de la police de Munich.

Le retraité, qui souffre de blessures graves, les avait priés d'éteindre leur cigarette dans la rame de métro, selon la police. Ils l'ont traité "de sale Allemand" et lui ont craché dessus avant de l'attaquer et le rouer de coups de pieds une fois à terre, lui fracturant le crâne.

Un chauffeur de bus poignardé dans les quartiers Nord de Marseille

En un éclair, la lame du canif est venue se planter sous l'aisselle du malheureux. Ployant sous la douleur, ce chauffeur de 34 ans s'est écroulé sur le plancher du bus. Il était 9h30, hier matin, lorsque l'auteur de cette sauvage agression et son comparse ont pris la fuite à toutes jambes, laissant les passagers du bus 97 terrorisés. Le véhicule de la RTM venait de marquer l'arrêt au terminus de l'hôpital Nord lorsque ces deux hommes sont montés à bord, refusant de payer leur titre de transport.

Au chauffeur qui les rappelait à l'ordre, les fraudeurs ont répondu par des injures, des menaces… et soudain, ce coup de canif qui visait peut-être la victime au coeur. Mais celle-ci n'était pas au bout de son calvaire. Selon plusieurs témoignages recueillis par les policiers, le chauffeur aurait subi une deuxième agression. "Quelques minutes plus tard, juste avant l'arrivée de la police, une trentaine d'hommes d'origine roumaine se sont présentés au terminus, armés avec des barres de fer", indique un enquêteur. La victime, qui gisait encore à terre, aurait une nouvelle fois été frappée.


Conduit aux urgences de Nord, l'agent de la RTM s'en tire avec deux points de suture. Et un énorme traumatisme. Grâce aux signalements donnés par des témoins, des suspects étaient rapidement repérés et interpellés dans le squat de Roumains du chemin du Vallon-des-Pins (l'ancienne ferme pédagogique du 15 e arrondissement). Présentés hier pour une confrontation, l'un d'eux a été formellement reconnu par la victime comme l'auteur des coups de barre de fer. L'agresseur présumé est un Roumain âgé de 30 ans. Il a été placé en garde à vue. Et pendant ce temps, des milliers de Marseillais ont fait de la marche à pied.

Saturday, 22 December 2007

"Pan Arabo" Meditterranean.

Le président français Nicolas Sarkozy et les chefs de gouvernement italien Romano Prodi et espagnol José Luis Zapatero ont lancé ensemble ce jeudi soir un "Appel de Rome pour l'Union de la Méditerranée", qu'ils entendent concrétiser lors d'une conférence à Paris, le 13 juillet prochain.


Le "rôle" de la Méditerranée
Lors d'une conférence de presse commune, ils ont tenu à placer cette vision d'une union politique apportant "la paix et le développement" entre les deux rives de la Méditerranée dans l'esprit du Traité de Rome de 1957. C'est ce traité qui a donné naissance à l'Union Européenne.

"Convaincus du fait que la Méditerranée, creuset de culture et de civilisation, doit reprendre son rôle de zone de paix, de prospérité, de tolérance", MM. Sarkozy, Prodi et Zapatero indiquent dans ce texte s'être réunis à Rome "pour réfléchir ensemble aux lignes directrices du projet d'Union pour la Méditerranée".

L'union "aura pour vocation de réunir Europe et Afrique autour des pays riverains de la Méditerranée et d'instituer un partenariat sur un pied d'égalité entre les pays du pourtour méditerranéen", soulignent-ils.

Elle sera "le coeur et le moteur de la coopération en Méditerranée et pour la Méditerranée" et visera à "rendre plus claires et visibles les actions que les différentes institutions développent en faveur de la Méditerranée", précise l'Appel.

Un complément aux procédures existantes
Ils indiquent s'être mis d'accord pour "inviter les chefs d'État et de Gouvernement des pays riverains de la Méditerranée à se réunir avec les pays de l'UE le 14 juillet à Paris pour définir leur vision commune" et que "ce sommet sera précédé d'une réunion des pays riverains le 13 juillet". La France assurera alors la présidence semestrielle de l'Union européenne depuis le 1er juillet.

Des travaux préparatoires seront entamés au cours des prochains mois par la France, l'Espagne et l'Italie "en étroite consultation avec les pays appelés à participer" à l'Union.

Cette nouvelle Union n'a pas "vocation à se substituer" aux procédures de coopération et de dialogue qui existent déjà en Méditerranée, mais "à les compléter, leur donner une impulsion supplémentaire", est-il souligné.

L'Union pour la Méditerranée "n'interfèrera ni dans le processus de stabilisation et d'association pour les pays concernés, ni dans le processus de négociation en cours entre l'Union européenne et la Croatie, d'une part, entre l'Union européenne et la Turquie, d'autre part", ont précisé les trois responsables européens.

Wednesday, 5 December 2007

Bus incendié à Marseille: la famille Galledou obtient enfin des aveux



Le procès de l'incendie criminel d'un bus à Marseille, dans lequel une jeune femme, Mama Galledou, avait été grièvement brûlée en 2006, a connu un tournant mercredi, l'un des six accusés ayant reconnu avoir mis le feu au véhicule. .


Cet aveu est intervenu au troisième jour du procès à huis clos devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Les accusés, tous mineurs au moment des faits, refusaient jusqu'alors de dire qui, dans la soirée du 28 octobre 2006, avait jeté un mouchoir enflammé dans le bus arrosé d'essence, sur fond de rumeurs d'omerta et de représailles éventuelles.

Mama Galledou, une Franco-sénégalaise de 27 ans, avait été brûlée aux deuxième et troisième degrés sur 62% du corps.

En début d'audience mercredi, sa mère et son petit frère ont réclamé la vérité aux accusés, "au nom de la famille" en l'absence de la victime.

Mais selon Me Dominique Mattei, avocat de l'accusé qui a avoué, c'est l'audition de ses propres parents qui a incité ce dernier à briser le silence: "il semble que dans les propos de sa mère, il ait trouvé la force de s'exprimer".






Selon d'autres avocats de la défense, la mère de l'accusé, à la barre, a demandé à son fils de dire la vérité afin d'apaiser sa souffrance et celle de la mère de la victime. Son fils lui a alors glissé: "c'est moi".

Tandis que son père protestait contre ces aveux, pas spontanés à ses yeux, le jeune homme s'est emparé du micro pour décrire précisément la scène de l'incendie, distribuant les rôles de chacun, notamment le blocage des portes du bus et la dispersion de l'essence.

L'accusé s'est également excusé. Il a fait part de sa "honte", tout en assurant qu'il croyait le bus vide. "Je ne voulais pas, je suis désolé", a-t-il déclaré, selon d'autres avocats de la défense.

"C'est un aveu qui en a déclenché d'autres, l'authenticité commence, on est un peu débarrassé du mensonge", s'est félicité Me Alain Molla, qui défend Mama Galledou. "Ils ont enfin des choses à nous dire, y compris des éléments à décharge. Sur l'essentiel, on arrive à la vérité et cette vérité est libératrice", a-t-il poursuivi.

Me Mattei a souligné que le fait d'avoir avoué ne rendait pas son client "plus coupable que les autres". "Il n'a pas eu le premier rôle, on reste dans un phénomène de groupe", a-t-il affirmé.

Mais ses confrères posent désormais la question des responsabilités de chacun: "Les enjeux à venir, c'est la hiérarchie des peines ou non", a souligné Me Thierry Ospital, qui défend un autre accusé.

Me Alain Molla a souligné pour sa part qu'il ne voyait "pas de hiérarchie pour l'instant".

Les six accusés risquent théoriquement jusqu'à 30 ans de prison - 15 ans si l'excuse de minorité au moment des faits est retenue. Le verdict est attendu vendredi.

Fin septembre, deux adolescents qui faisaient partie du groupe d'incendiaires avaient déjà été condamnés à huit ans d'emprisonnement par le tribunal pour enfants de Marseille. Le parquet, qui en avait requis douze, a fait appel.

Monday, 3 December 2007

Al-Qaïda recruterait dans les prisons

Des islamistes radicaux font du recrutement et de l'endoctrinement dans les prisons canadiennes, rapporte le Journal de Montréal.


Selon un rapport secret du Centre intégré d'évaluation des menaces rédigé en janvier dernier et obtenu par le quotidien montréalais grâce à la Loi d'accès à l'information, les services secrets canadiens sont préoccupés par ce nouveau phénomène, qui est aussi présent dans d'autres pays.



Intitulé Menace que font peser les conversions à l'islam radical dans les prisons canadiennes, le rapport considère que la facilité relative avec laquelle les détenus peuvent se déclarer musulmans est alléchante.

Le document indique en outre que 59% des détenus inculpés d'une infraction liée au terrorisme sont mêlés aux autres prisonniers. Les radicaux se servent souvent de leur charisme pour influencer les autres détenus, peut-on lire dans le rapport.

Selon Mohamed Boudjenane, directeur exécutif de la Fédération canado-arabe, ce rapport ne fait qu'entretenir une paranoïa, un pattern qui fait que tout ce qui est musulman est menaçant.

Il soutient que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont démontré à plusieurs reprises dans le passé qu'ils sont incompétents lorsqu'il s'agit de glaner des informations ou des stratégies de contre-terrorisme.

Tuesday, 27 November 2007

Le Banlieues de Paris Nord- Deux garcons muslimes.

Accepter Israel comme l'Etat juif?

Étonnement, la combinaison entre les bases faussées de la rencontre d’Annapolis et la mollesse du premier ministre israélien Ehud Olmert («la paix est affaire de concession») a généré quelque chose d’utile. En effet, rompant avec ses prédécesseurs, Olmert a exigé avec vigueur que ses partenaires de négociation palestiniens acceptent l’existence permanente d’Israël en tant qu’État juif, suscitant ainsi une réaction révélatrice.

Olmert annonça le 11 novembre que si les Palestiniens ne reconnaissaient pas Israël comme «un État juif», les discussions d’Annapolis seraient stoppées. «Je n’ai pas l’intention de transiger d’une quelconque manière sur la question de l’État juif. Cela constituera une condition à notre reconnaissance d’un État palestinien.»

Il confirma cette position le lendemain, qualifiant la «reconnaissance d’Israël comme un État pour le peuple juif» de «point de départ à toutes les négociations. Nous n’entamerons aucun débat avec qui que ce soit sur le fait qu’Israël est un État pour le peuple juif.» Il releva aussi que les dirigeants palestiniens doivent «avoir la volonté de faire la paix avec Israël en tant qu’État Juif».

La mise en exergue de ce point a l’avantage d’attirer l’attention sur la question centrale du conflit israélo-arabe – le sionisme, le mouvement nationaliste juif, un aspect généralement ignoré dans le brouhaha des négociations. De fait, quasiment depuis la naissance de l’État, les pourparlers se sont concentrés sur la complexité de questions secondaires telles que les frontières, la disposition des troupes, le contrôle de l’armement et des armes, les lieux sacrés, les ressources naturelles, les droits d’établissement, la représentation diplomatique et les relations étrangères.

Les dirigeants palestiniens ont répliqué rapidement et sans équivoque à l’exigence d’Olmert:

Le Higher Arab Monitoring Committee de Nazareth décida à l’unanimité d’appeler l’Autorité palestinienne à ne pas reconnaître Israël comme un État juif.
Salam Fayad, le «premier ministre» de l’Autorité palestinienne: «Israël peut se définir comme il lui plaît, mais les Palestiniens ne le reconnaîtront pas comme État juif.»

Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine: «Cette question n’est pas sur la table de négociation; elle est destinée à la consommation interne [israélienne].»
Ahmad Qurei, chef des négociateurs palestiniens: «Cette [exigence] est rejetée catégoriquement.»
Saeb Erekat, responsable des négociations de l’OLP: «Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais l’identité juive d’Israël. (…) Il n’existe aucun pays dans le monde où les identités religieuse et nationale sont liées de cette manière.»
La généralisation d’Erekat est à la fois cureuse et révélatrice. Non seulement 56 États et l’OLP appartiennent à l’Organisation de la conférence islamique, mais la plupart d’entre eux, y compris l’OLP, font de la charia (la loi islamique) leur principale ou unique source de législation. L’Arabie Saoudite exige même que tous ses sujets soient musulmans.

En outre, le lien entre la religion et la nation n’est de loin pas l’apanage des pays musulmans. Comme le relève Jeff Jacoby, du Boston Globe, la loi argentine «charge le gouvernement de soutenir la foi catholique romaine. La reine Elizabeth II est le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre. Dans le royaume himalayen du Bhoutan, la constitution proclame que le Bouddhisme est l’«héritage spirituel» de la nation. La deuxième partie de la constitution grecque déclare que «la religion dominante en Grèce est celle de l’Église orthodoxe orientale du Christ».

Pourquoi, donc, ce faux refus de principe de reconnaître Israël comme un État juif? Peut-être parce que l’OLP nourrit toujours l’intention d’éliminer Israël en tant qu’État juif, justement.

Je dis bien «éliminer» et non détruire. Oui, jusqu’à présent, l’antisionisme a essentiellement revêtu une forme militaire, du «jetez les Juifs à la mer» de Gamal Abdel Nasser à l’«Israël doit être rayé de la carte» de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la puissance des Forces de défense israéliennes a poussé l’antisionisme vers une démarche plus subtile, qui consiste à accepter un État israélien puis à en démanteler le caractère juif. Les antisionistes envisagent plusieurs moyens d’y parvenir:

Démographie. Les Palestiniens pourraient submerger la population juive d’Israël, un objectif signalé par leur exigence d’un «droit au retour» et par leur «guerre des ventres».

Politique. Les citoyens arabes d’Israël rejettent toujours davantage la nature juive du pays et exigent qu’il devienne un État binational.

Terreur. Les quelque 100 attentats palestiniens hebdomadaires perpétrés entre septembre 2000 et septembre 2005 visaient à susciter le déclin économique, l’émigration et l’apaisement.

Isolation. Toutes ces résolutions des Nations Unies, ces condamnations dans la presse et ces attaques sur les campus sont destinées à miner l’esprit sioniste.

La reconnaissance par les Arabes de la nature juive d’Israël doit revêtir une priorité diplomatique maximale. Les négociations devraient être stoppées et gelées jusqu’à que les Palestiniens acceptent formellement le sionisme puis mettent un terme à toutes leurs stratégies visant à éliminer Israël. D’ici là, il n’y a rien à discuter.